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Cinq sujets sont retenus pour l’instant. On pourra constater à les examiner, que le Haut Conseil a souhaité donner plus de place dans ses travaux aux comparaisons internationales. Il lui semble en effet indispensable de bien prendre en compte les enjeux européens et internationaux en matière éducative. Le fait que quatre personnalités qualifiées étrangères fassent partie de ses membres est, de ce point de vue, un atout.
· Les modalités de "traitement" du grand échec scolaire en fin de scolarité obligatoire.
· Le redoublement comme moyen de traitement de la difficulté scolaire dans le cadre de la scolarité obligatoire.
· Le travail « en liaison avec la scolarité » effectué par les élèves hors de l’école.
· Que sait-on des compétences des élèves dans le domaine scientifique ?
· Les évaluations comparatives internationales des acquis des élèves ; leurs apports à l’évaluation du système éducatif français ; évaluation de l’attitude de la France à leur égard.
Présentation
)- Les modalités de "traitement" du grand échec scolaire en fin de scolarité obligatoire.
Dans notre système éducatif, ces modalités ont très souvent évolué et évoluent encore. Des dispositifs nouveaux sont mis en place, comme les ateliers-relais, qui viennent s'ajouter à des dispositifs existants ou en remplacer d'autres. Des dispositifs, théoriquement supprimés réapparaissent ici ou là sous des appellations différentes.
Une recension de ces modalités aussi bien en France que dans les pays comparables permettrait de les comparer et de poser les questions de leur efficacité relative.
)- Le redoublement comme moyen de traitement de la difficulté scolaire dans le cadre de la scolarité obligatoire.
Il s’agira essentiellement d’une recension des données issues des études et de la recherche sur la question du redoublement et ses effets, aussi bien en France que dans les pays comparables mais aussi d’un examen des discours et des pratiques de l’institution scolaire et de ses acteurs à ce sujet.
Quel est l’impact du redoublement sur les résultats des élèves, sur leur comportement à l’égard de la scolarité et de l’École, sur l’image de l’École, sur le fonctionnement et les coûts du système ? Qu’attendent les enseignants du redoublement, quel usage en font-ils ?
Comment s’organisent les débuts de la scolarité et le traitement des élèves en difficulté dans les pays qui ne pratiquent pas - ou peu - le redoublement ?
)- Le travail « en liaison avec la scolarité » effectué par les élèves hors de l’école.
Le sujet concernera l’ensemble du travail lié à la scolarité mais effectué hors de l’école : devoirs, accompagnement scolaire associatif ou marchand, cours particuliers (petits cours), stages linguistiques, etc..
Une description de ce qui existe, la proposition d’une typologie, une approche de l’importance en termes de charge de travail pour l’élève (ou mieux pour différentes catégories d’élèves), mais aussi d’enjeux économiques, pourrait constituer une première base de travail, à partir de laquelle poser des questions quant à l’efficacité au regard des performances scolaires et d’autres effets, (conformité, motivation de l’élève et de sa famille, etc..).
Une approche comparative internationale sera utile.
Il est vraisemblable, étant donné le peu de choses disponibles sur la question que l’on aboutira à des recommandations en termes de travaux à réaliser dans le domaine.
)- Que sait-on des compétences des élèves dans le domaine scientifique ?
Le sujet comprendrait aussi bien les mathématiques que les sciences. L’avis qui sera rendu devrait compléter celui sur « l’appréciation des compétences en lecture/écriture des élèves et des jeunes et l’évolution dans le temps de ces compétences ».
)- Les évaluations comparatives internationales des acquis des élèves ; leurs apports à l’évaluation du système éducatif français ; évaluation de l’attitude de la France à leur égard.
Il s’agira non seulement d’envisager les leçons que la France peut et doit tirer des évaluations internationales - aux plans scientifique et politique - mais aussi de se prononcer sur l’attitude qui a pu être ou est la sienne à l’égard de ces évaluations, au moment où l’on va célébrer le 40ème anniversaire de la première grande évaluation internationale de l’IEA.
Le sujet a des dimensions méthodologiques et scientifiques :
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Qu’évaluent effectivement ces enquêtes dans les différents domaines ? Quelle « distance » entre ce qu’elles évaluent et les objectifs de notre système éducatif ? Quelle pertinence de ce qu’elles évaluent par rapport à nos objectifs éducatifs, à notre contexte culturel et social ?
· Quels peuvent être leurs biais ? Quelle précision de la mesure et de la comparabilité entre pays ? Deux grandes études américaines (National Academy of Science, Sciences foundation) ont récemment fait un tour de ces aspects du problème.
· Comment se font les négociations (ou s’établissent les compromis) en matière d’élaboration du contenu et du format des protocoles, d’âge ou de niveau des élèves, d’échantillonnage, de méthodes de passation…).
Il a aussi des dimensions plus politiques :
· Pour ce qui touche à l’action des responsables du système éducatif : Que peuvent leur apprendre ces évaluations ? Quelle place doivent-elles tenir dans le dispositif d’évaluation du système éducatif français, en termes d’appréciation des résultats et d’information sur ceux-ci, d’une part, en termes de régulation de son fonctionnement, d’autre part ?
· Pour ce qui touche à la communication de ces responsables : Comment « gérer » les évaluations internationales ? Comment en communiquer les résultats ?
· Pour ce qui touche à la participation à ces enquêtes de la France, dont l’attitude est parfois jugée ambiguë, sinon frileuse, et au rôle qu’elle pourrait jouer au niveau européen à ce sujet.
· Pour ce qui touche aux enjeux économiques et politiques de ces enquêtes.
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